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Les conseils d’un journaliste- Deuxième partie

A l’image d’un sportif de haut niveau, un bon rédacteur doit son succès à un peu de talent et à beaucoup de travail. Aussi, une bonne méthodologie ne permet pas seulement d’écrire plus vite et mieux, mais vous donne une vraie légitimité auprès du client.

Lire, relire et bien lire le briefing est la première chose à faire. Celui-ci représente la partie émergée de l’iceberg nommé client. Il vous donne les indications de travail, mais aussi des pistes sur la personnalité du commanditaire. Il vous permettra donc de gagner du temps en évitant de partir dans la mauvaise direction. Sur un plan personnel, lorsque je ne connais pas le client, je complète souvent l’analyse du briefing par la consultation de ses autres commandes ou des textes que j’ai éventuellement rédigés pour lui. Une des particularités de la rédaction Web est de ne pas avoir de commanditaires et de lecteurs fixes. La partie de la problématique qui consiste à savoir : pour qui, comment et avec quel ton nous écrivons est donc latente. Pour faire un parallèle avec la presse, disons que cela est l’équivalent de la ligne éditoriale.

Définir la problématique relative au contenu. Si vous vous souvenez de votre épreuve de géographie au Bac, la problématique était la base d’un bon devoir. C’est également celle d’un bon article. L’intitulé d’une commande, même mal rédigée et floue, donne une piste importante sur celle-ci. Lorsque l’on écrit vite, il est possible de faire des allers-retours entre la problématique et le plan. Il est néanmoins souvent utile de l’écrire en toute lettre quelque part pour éviter les atermoiements. Cela peut être sur un post-it, en haut du fichier texte dans lequel vous rédigez votre article, etc. Dans les textes courts, elle est rarement présente en dehors du titre, mais est présente en filigrane dans le corps.

Le plan de développement découle de la problématique ou aide à la préciser. Si vous avez un article plutôt long à écrire, listez vos sources ou vos idées en les rattachant à des parties possibles. Utilisez pour cela un code couleur et la fonction de surlignage de votre traitement de texte. Lorsque les sources sont des pages web, le navigateur Firefox possède une fonction bien pratique qui permet de regrouper les onglets par thèmes (le petit carré divisé en haut à droite). Si vous avez l’impression de perdre votre temps, sachez qu’avec l’habitude, ce sera de moins en moins nécessaire.

Définir rapidement un bon plan est primordial pour progresser en tant que rédacteur. Vos textes seront ainsi plus lisibles et le lecteur saura où vous voulez en venir. Un bon plan facilite également la lecture rapide qui est fréquente sur le Web. Ceci est valable autant pour une description de lampe, que pour un article sur la fission nucléaire. L’exemple des descriptions de produits me semble intéressant. Ces dernières sont bien plus difficiles qu’elles n’y paraissent. Il faut non seulement comprendre ce qui fait l’identité du client et qui sont les acheteurs, mais aussi décrire le produit, tout en respectant le nombre de mots et les mots-clés.

Jouer avec les mots-clés est une notion relativement nouvelle qui oblige souvent à modifier le plan idéal. J’ai à l’esprit une commande sur le rallye Dakar dans laquelle mon client avait imposé un ordre pour les mots-clés, lequel reprenait le parcours de l’épreuve… mais à l’envers. S’il n’est pas possible de modifier la commande, il faut faire avec. Inutile de juger le client, s’il paie pour un texte, aussi farfelu soit-il, il a souvent de bonnes raisons. C’est donc l’heure de repenser le plan et parfois tous les aspects de la problématique. Pour reprendre l’exemple du rallye Dakar, la logique SEO était respectée : Dakar et Chili sont souvent associés, il fallait donc mettre ces mots dans le titre et en début d’article. Je pensais écrire un texte informatif, le client voulait un article transversal de qualité mêlant efficacité SEO et anecdotes.

Savoir expliquer ses choix rédactionnels permet d’être pris au sérieux. J’irai même plus loin, être capable de comprendre les attentes du client et de faire des propositions pour améliorer les détails est une des clés du succès. Vous aurez souvent l’impression d’être un Jésus avec cinq joues à tendre, mais même les clients les plus obtus finissent généralement par baisser la garde face à de bons arguments. S’il n’y a pas de recette pour envoyer un message de ce type, laissez néanmoins l’orgueil de côté et préférez les questions ou les suggestions aux affirmations.

Obtenir rapidement des sources est le nerf de la guerre pour garantir un contenu de qualité. Sur ce point, il faut être très prudent : rien ne sert d’utiliser dix sources différentes si l’origine de l’information est la même. Ce que l’on appelle les buzzs sont des classiques du genre : une personne lance une info ou une vidéo et tout le monde la reprend sans citer la source. Il faut toujours recouper ses informations et évaluer leur fiabilité. Il est possible que je me trompe, mais il me semble que seules l’expérience et la culture générale permettent de le réaliser rapidement. Sinon, je tends à croire que toutes les sources sont valables à partir du moment où elles sont analysées avec un œil critique. Attention cependant aux commentaires sponsorisés relatifs à des produits.

Permettez-moi une parenthèse sur la très controversée Wikipedia. Utilisée comme une source non unique, elle est un outil formidable. Le nombre de langues disponibles permet de multiplier les informations et les points de vue sur un même thème. Ce n’est pas le but de ce billet, mais sachez par exemple que la communauté scientifique allemande y est très active. Elle produit des articles de grande qualité, régulièrement actualisés sur le plan du contenu ou des sources.

Comme vous le voyez une bonne méthodologie est la condition sine qua non pour progresser. Un autre élément important est la culture générale, cette dernière vous permettra de vous passer de certaines sources, d’identifier une problématique rapidement et de vérifier vos informations directement.  Un bon rédacteur doit aussi faire preuve d’ouverture d’esprit. Vous pouvez parcourir 100 km à vélo chaque semaine avec cinq équipements indispensables, ces derniers ne seront pas forcément ceux qu’un client attend dans un article traitant du thème. Le client a ses raisons que notre raison ne connaît point, voici un leitmotiv possible…

A vos claviers !


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commentaires

147705 14. janvier 2014 - 11:01

Merci de faire partager vos connaissances.

Répondre

181662 30. janvier 2014 - 9:18

Particulièrement intéressant. Merci pour votre aide.

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